JACQUES LABERGE               

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Compte tenu de la formation et des expériences  de Jacques Laberge,

il ne faudrait pas s`étonner  du sérieux  de ses propos,  d`un haut

degré d`intériorisation et de son puissant esprit d`analyse et de

synthèse, n`en déplaise à certaines personnes qu`il côtoya au cours

de son existence.   Sa vie témoignait de son intérêt  à de multiples

champs   d`activités.    Peut‑être   qu`il  devint   philosophe   en

vieillissant? Il aimait   intégrer les connaissances acquises et les

expériences vécues.     Il adorait coucher sur papier ses idées, ses

préoccupations, ses remarques relatives à mille et un  sujets et il

s`intéressait à la politique en  général et surtout à  la politique

québécoise.   Suite à  la rédaction  d`articles, de  textes, Jacques

recueillait les commentaires  de  ses proches  afin  de situer  ses

propos et de  les  conditionner  à la  parution  éventuelle de  ses

articles.   Jacques fut  quelques  fois surpris  par  la qualité  et

surtout la nature  des textes  qu`ils produisaient.   Il aurait  pu

écrire longuement au sujet de  ses frères et soeurs,  toutefois, il

croyait qu`il aurait pu déplaire aux membres de sa famille d`autant

plus que ce  type d`écriture  ne  correspondait pas  à ses  besoins

principaux à ce moment.   Non seulement, son  cheminement personnel

pouvait s`avérer, à une échelle réduite c`est‑à‑dire en l`absence de

grandes réalisations   sociétales,  une  source   d`inspiration  et

également ses réflexions personnelles  constituaient des  pistes de

réflexion pour la relève québécoise. Simple pour ne pas dire effacé

dans la vie de tous les jours  afin de ne pas subir  de stress, des

pressions inutiles et indues, il savait présenter ses  vues en tout

milieu   et  s`harnacher   conventionnellement   en   dû  temps   et

circonstances.   Jacques  devait  connaître un  politicien  qui  lui

adoptait des attitudes gourmées en présence de visiteurs ce que lui

faisait le  moins souvent  possible.   Il  dut maîtriser  plusieurs

disciplines dans son développement et son affirmation personnelle. A

s`arc‑bouter, quelques fois, contre les « establishments » politiques,

économiques et même culturels, il acquit une  vaste connaissance de

ces milieux, en  provoquant  des réactions  et  aussi des  actions.

Lorsque les gens devaient affronter, faire face à un événement, ils

réagissaient souvent ouvertement,  comme le  Parti Egalité  l`avait

fait en  révélant les  vrais  couleurs,  les vraies  positions  des

anglophones montréalais camouflées  depuis de  longues années  mais

toutefois connues depuis  toujours des  milieux d`affaires  surtout

montréalais tant francophones qu`anglophones.  Il n`en  a pas moins

été un  penseur  fébrile  dont  les  raisonnements  étaient  dérivés

d`observations pratiques de la vie de tous les jours dans plusieurs

secteurs d`activités.   Combien de ces mesures  politiques et autres

 

font maintenant parties de notre réalité quotidienne?       

 

On pourrait être tenté  de dire  ou de croire  qu`il se  prenait au

sérieux, pour un  autre, certains  diront.  Hé  bien!  Oui!   Il se

prenait pour lui‑même.   Il n`était pas Monsieur  Hébert ou Monsieur

Roberge, il était Monsieur Laberge!   Il réalisait que devant chaque

interlocuteur, il laissait  entrevoir un  peu de  lui‑même; de  ses

goûts, de  sa  personnalité,  …   La réalité  et  la  fiction  se

côtoyaient plus  souvent que  l`on  pouvait  croire à  la  première

réflexion!   La  fiction  originait d`une  imagination  fertile,  de

fantasmes, de notre  subconscient et  de notre  conscient.  Jacques

estimait que la réalité débordait et englobait la fiction.  

 

Jacques était un perfectionniste qui s`ignorait!   Il atteignit des

sommets dans plusieurs domaines et révéla  progressivement certains

replis de sa  personnalité.  Il  ne  fut pas  toujours facile  pour

Jacques d`accepter ou de réaliser qu`il n`était pas parfait en tout:

certains aspects de  sa personnalité  lui apparaissaient  comme des

faiblesses avec lesquelles il se devait de composer et d`accepter.

 

Jacques s`impliquait de diverses façons dans la société par la force

des choses tantôt  pour vivre,  tantôt pour  survivre, en  d`autres

moments pour défendre et maintenir des acquis, des principes et des

valeurs. Il essayait le moins  possible de se laisser bousculer par

les événements, en les prévoyant le plus possible et,  les gens, en

étudiant leurs comportements, leurs motivations, leurs intérêts, …

Parfois, il aurait aimé vivre un peu comme un  robot en suivant les

courants de pensée populaires, en épousant les valeurs du milieu et

en favorisant  son  mieux‑être.   D`ailleurs,  c`était  jusqu`à  un

certain point ce qu`il faisait lorsqu`il occupait  un nouvel emploi

pour faciliter son intégration et performer  spécialement durant la

période de probation. Seulement, en  une occasion, il se vit refuser

sa permanence par un patron  qui la lui  dénia à la  toute dernière

minute   croyant  ne   plus   pouvoir  s`en   départir!   Drôle   de

raisonnement! Mieux valait‑il  pour lui qu`il en soit  ainsi car il

s`agissait sûrement   d`un  faible  et  insécure   dirigeant  sinon

instable!                            

 

Jacques trouvait exigeant les postes à un conseil administratif car

il assumait avec beaucoup de sérieux ces fonctions, peut‑être trop!

Il définissait ses propres objectifs qu`il essayait de     réaliser

tout en assumant les autres responsabilités inhérentes au poste. Il

avait été  favorablement impressionné  par  la  performance de  Mme

Payette comme ministre, par exemple. A être exigeant pour lui‑même,

il indisposait occasionnellement les autres membres  du conseil par

son esprit  critique et  ses  démarches  souvent innovatrices.   Il

préférait laisser, si possible, sa marque à un poste  plutôt que de

simplement   cumuler  la   fonction  honorifiquement.    Il  aurait,

 

peut‑être été souhaitable  qu`il  assume avec  plus de  détachement

l`exercice de ces fonctions  et progresse, s`il‑y‑a  lieu lentement,

afin de faciliter son  acceptation par ses  confrères ainsi  que de

celle de ses idées, de ses approches, de ses  objectifs.  Pour fins

d`expérimentation et de satisfaction d`un désir  de changements, il

variait ses approches auprès de  divers groupes et, en  milieux peu

accueillants, il utilisait des tactiques variées  afin d`éviter les

traquenards.   Malheureusement dans  chaque organisation,  il devait

respecter un rythme d`avancement pré‑déterminé conduisant sûrement à

une intégration entière et à la perpétuation  intégrale des valeurs

du milieu. En vieillissant, il  pouvait manifester son impatience en

postulant des postes qui étaient considérés comme étant  au-delà de

sa portée  et  qui  auraient  constitué  des  défis  stimulants  et

mobilisateurs.                           

 

Sa vie, pour certaines personnes,  s`avérait un succès  complet.  A

l`apogée de sa carrière, il se  posait beaucoup de questions  et il

espérait encore d`autres  réalisations, poursuivre  un cheminement,

somme toute, intéressant à plusieurs points de vue. En aurait‑il la

chance, l`opportunité? Ses vues,    ses valeurs deviendraient‑elles

celles de  sa société?   L`avenir  le  dirait et,  entre-temps,  ses

proches le désiraient, le souhaitaient fortement!      

 

Jacques se  plaisait   à  discourir,  à  écrire   de  sujets  moins

spécialisés que l`électronique  et  l`administration  en posant  un

regard de  partiellement  initié   de  part  sa  formation  surtout

technique et administrative. En tant que spécialiste, il aurait cru

nécessaire de faire  état de  ses connaissances  surtout théoriques

acquises et de les présenter d`une façon très sophistiquée, étiolée

autrement ces  propos  auraient  été banalisés  par  la  communauté

scientifique.   Un tel  raffinement conditionné  à l`extrême  ne lui

convenait pas présentement quoique ses écrits traduisaient sa solide

formation. Il  désirait adresser,  embrasser avant tout  la réalité

telle que perçue et vécue pour ensuite énoncer quelques éléments de

solution, extrapoler   le  devenir,  tracer  des   perspectives  de

préférence à trois  dimensions,  …  à la  mesure  de ses  humbles

moyens. Une approche originale  pourrait possiblement conduire à un

éclairage différent,   une  nouvelle   perception  de   la  société

québéco‑francophone, une   évaluation  réaliste   de  ce   que  les

québécois(es) étaient en tant qu`individu et société. Se connaître,

s`accepter, s`organiser en conséquence, se  défendre collectivement

via l`indépendance. Ce programme  constituait en des termes simples

son credo ou son deuxième credo!                            

 

Par hasard, en déballant  des objets laissés  par une  parente, ils

s`intéressèrent aux journaux ayant servi à l`emballage.  Le journal

datait de 1939 et il s`agissait du « Le Mauricien ». Les commentaires

suivants rejoignaient les points de vue de Jacques relativement à sa

 

démarche littéraire.  « C`est  ainsi que  sans grands  mots et  sans

complication psychologique, on peut parfois atteindre au plus grand

art, celui de  la simplicité  ingénieuse  et de  la sincérité  avec

soi‑même.   Comme nous  serions heureux  si, à  la lecture  de cette

charmante histoire, tous y  prenaient une leçon  de justesse  et de

perspective et concluaient à ce principe que la grande littérature,

ou du moins celle qui n`ennuie jamais, est souvent celle qui utilise

la vie quotidienne,  ses joies  et ses  peines normales,  pour leur

donner, dans une  forme  dépouillée, une  valeur universelle. »  Ils

ajoutaient: « Règle  générale,  on   aura  raison  contre  ceux  qui

systématisent la misère contemporaine et l`exagèrent.  Le romancier

doit laisser de  son  époque  une image  vraie,  le moins  possible

flattée.   Son   premier  mérite  sera  d`être   actuel  et  sincère,

d`arranger sa vie  de façon  qu`elle n`entraîne  pas ici  ou là  le

déséquilibre ou la partialité. On s`est tout de même toujours douté

qu`au fond l`enthousiasme ne s`enseigne guère au pied de la lettre.

C`est plutôt une chose éprouvée, conquise,  triomphante des doutes,

une assez rare vertu réservée à certains hommes et selon laquelle il

fait bon arborer l`optimisme et le courage les plus magnanimes. »

 

Jacques aurait  aimer  complété  des  expériences  personnelles  et

professionnelles par la publication d`au  moins un livre et  par la

présentation de d`autres conférences. De  plus, il réalisait ne pas

avoir cumulé   de  postes   d`importance  surtout  des   postes  de

conseillers en  raison  de   ses  points  de  vue  franco‑québécois

indépendantiste.               

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