Grraduation in 1967 at University of Birmingham Alumni

Posted by Odilon Talbot on Monday, November 11, 2013

Worchester Cathedral from River Severn

Posted by Odilon Talbot on Friday, November 15, 2013

                      V‑ SÉJOUR EUROPÉEN           

 

Sur le paquebot, il eut droit à un cours d`histoire de la part d`un

boursier de l`Ouest canadien sur ses ancêtres  normands qui avaient

laissé leur marques indélébiles tant en France  qu`en Angleterre et

au plus  haut  niveau   hiérarchique.   En  Angleterre,  il  devait

retrouver, entre autres, des pubs ou brasseries portant  son nom et

en France, des entreprises commerciales importantes  portent ce nom

prestigieux.   En  passant  lentement  devant  Québec  et  Rimouski,

surtout, il ressentit un pincement de coeur réalisant qu`il laissait

pour un an ses parents, ses amis et son pays.  De plus, il vécut la

vie d`hôtel sur le paquebot, le Franconia,  relativement luxueux et

confortable; repas gastronomiques, jeux,  divertissements, piscine,

salles de danse et de spectacles, …              

 

Plusieurs réceptions regroupant les boursiers provenant des pays du

Commonwealth furent  organisées   par  les  autorités  britanniques

démontrant beaucoup de doigté et  d`expérience.  Il noua  des liens

amicaux avec des étudiantes et des étudiants notamment en musique à

Londres, en littératures à  Cambridge et  en sciences  politiques à

Oxford. Il devait visiter ces  campus et ces connaissances au cours

de l`année et à son retour à Montréal communiquer avec l`étudiant au

doctorat en sciences politiques, nommément Robert  Jim Stanley, qui

devint responsable de la formation  des parlementaires à  Ottawa et

professeur à l`Université.                    

 

A Birmingham, il était logé dans une résidence moderne, confortable

et à proximité de l`université conçue pour les étudiants catholiques

provenant du Royaume‑Uni;  Irlande,  Ecosse,  Angleterre et  Galles

ainsi que   du  Nigéria,  Canada   (Nouveau‑Brunswick),  Etats‑Unis

(Texas), Espagne  et autres  pays.   A  l`occasion, l`aumônier,  le

chapelain se plaisait à converser en français,  abordait des allures

d`anciens ministres protestants qu`il avait été, était admirablement

secondé par une très gentille dame  et il vint même  rencontrer son

amie à Montréal alors qu`il représentait l`Angleterre à l`exposition

universelle de   Montréal.   Les  installations   matérielles,  les

logements étaient de qualité supérieure à celle que l`on retrouvait

dans les appartements privés où, par exemple, le chauffage en hiver

était souvent déficient.   Plus tard,  chaque fois  que les  médias

parlaient de températures froides en Europe, il sympathisait à leur

manque, leur carence de confort.   Jacques fut près  d`un ingénieur

originaire du Nouveau‑Brunswick qui lui révéla son handicap physique

et qu`il ne revit malheureusement pas après son  retour à Montréal.

Il était facile pour Jacques d`échanger avec  les résidents ouverts

au fait international mais combien défenseurs  acharnés des valeurs

et des intérêts britanniques.            La résidence était le lieu

 

d`événements hebdomadaires sociaux et religieux.  Un des résidents,

espagnol, avec qui il conversait en français ainsi qu`avec sa fiancé

l`invita à Madrid lors de son futur tour d`Europe et ce Felipe Nunez

devint ministre des Affaires extérieures d`Espagne.   Jacques avait

été invité  à leur  mariage  suite  à  son  retour au  Québec.   Sa

condition financière ne lui permit pas d`y assister.  Les résidents

partageaient une  salle  communautaire  et une  cuisine  où  chacun

disposait d`un garde‑manger.  Le repas dominical  était préparé par

un des résidents à tour  de rôle.  Jacques  avait servi un  rôti de

porc accompagné de lentilles, de  pommes de  terre et de  sauce aux

pommes comme plat de résistance ou principal.          

 

Le résident américain et texan obtint son doctorat  en théologie et

il pratiqua son  sacerdoce  à l`oratoire  St‑Joseph  au Texas.   Ce

dernier fut très heureux de se faire photographier avec la Princesse

lors d`une réception.  Ce  père compléta son  doctorat et  il était

quelques fois ébranlé psychologiquement comme il se  produit en ces

moments       où ces individus étaient invités à puiser dans leurs

ressources intellectuelles   ultimes.  Cette situation lui rappelait

celle   d`un  étudiant   terminant  un   doctorat  en   biochimie  à

l`Université de Montréal.  Cet  étudiant cachait derrière  sa barbe

une certaine instabilité émotive temporaire due au stress résultant

d`efforts intellectuels intenses  et soutenus.   Comme en  d`autres

milieux européens, les étudiants britanniques   appréciaient peu les

vérités tonifiantes promulguées par cet américain moulé  rigidement

au creuset de sa société à l`instar de nombreux autres.

 

L`accent des gens de  Birmingham était  prononcé; ces  gens étaient

chaleureux et  les dames  avaient  la  charmante habitude  de  vous

appeler « love ». En Angleterre, il réalisa que les accents variaient

et différeraient d`une région à  l`autre et probablement  d`une façon

plus accentuée   qu`aux  Etats‑Unis.   En  France,   on  retrouvait

également des  accents et  des  langages  identifiés aux  diverses

régions. Ainsi, il  ne se scandalisait pas  lorsque les anglophones

de Montréal et  même  les  français (de  France)  lui parlaient  de

l`accent québécois  qui  justifiait leurs  « sérieux »  problèmes  de

communication. Lorsque quelqu`un lui disait qu`il ne comprenait que

le français parisien, il en  concluait qu`il ne connaissait  pas le

français. Ces études de la  langue hispanique le conduisirent à des

conclusions identiques.                  

 

Maintenant des liens pour les moins affectifs en correspondant avec

une amie de  Montréal, il  résista  aux avances  des charmantes  et

gentilles anglaises et autres demoiselles intéressées à venir vivre

à leur point de vue au Canada.  Formant un  duo franco‑espagnol, ou

québéco‑espagnol avec son  copain  espagnol en  voiture sport,  ils

participèrent à la vie nocturne de Birmingham, Birmingham, la nuit!

Il était devenu un habitué des parties d`un lunetier international

 

qui vint à  plusieurs reprises  le  rencontrer à  Montréal dans  sa

famille. Jacques fut invité à des réceptions à la Maison du Québec,

au Royal Society of Arts et  par le Président de  la Commission des

bourses du Commonwealth à Londres.                 

 

Jacques portait une barbe qu`il coupa à son retour et il conserva sa

moustache.   Une   barbe  et  même  une   moustache  lui  permettait

d`affirmer une certaine masculinité.               

 

Son voyage en Ecosse à Dumfries plus précisément,  à l`occasion des

Fêtes lui permit  de  rencontrer une  vingtaine d`autres  étudiants

originaires de Russie, d`Argentine,  des Etats‑Unis, du  Zambie, du

Mali, du  Japon,  de  la   Côte  d`Ivoire,  d`Islande,  de  France,

d`Allemangne, d`Arabie Saoudite, etc… Malgré les regards invitant

d`une américaine,  il  se  rapprocha d`une  jolie  russe  et  d`une

élégante   française  tout   en  se   familiarisant  avec   quelques

caractéristiques de l`Islande où un des  participants y enseignait.

Dans une brève pièce de théâtre humoristique présentée en témoignage

de remerciements à leurs hôtes écossais, suite  au désistement d`un

allemand sollicité à  cette fin,  il joua  le rôle  d`un commandant

allemand, qui ne  se trompait  jamais  sauf qu`il  avait oublié  de

porter son  pantalon ce  matin‑là,  et  il emprunta  d`un  étudiant

saoudien   des  sous‑vêtements   longs,   requis  pour   l`occasion.

Edimburgh était une ville charmante à visiter sous  le soleil.  Sur

le chemin du retour, l`aridité, la nudité des montagnes écossaises

en absence d`arbres le frappèrent  en tant que  visiteur québécois.

De plus, l`étudiante russe qui avait chanté  quelques couplets pour

ses hôtes  écossais et  refusé  les  avances  de Jacques  car  elle

craignait que  les  échos,  les bruits  provenant  de  sa  chambre

auraient indisposés ses voisins iraniens se permit,  dans le train,

une caresse dissimulée  aux  fesses  de Jacques  et  l`invita à  la

visiter à son campus universitaire relativement près de Birmingaham.

Jacques ne fut jamais suffisamment motivé pour s`y rendre.  

 

A Pâques, il obtint  la permission  de séjourner  quelques jours  à

Paris où il  y rejoignit  son copain  lyonnais et  en profita  pour

visiter la  ville  lumière.   Quelle splendeur!   Que  de  sites  à

visiter: Notre‑Dame, l`arc de Triomphe, la tour Effel,  le musée du

Louvre, les Halles,  ..!   A  Pigalle, il  devait  se permettre  un

premier   contact   physique   exploratoire  « amoureux »   avec   une

professionnelle dûment accréditée.  Probablement que  ses principes

moraux l`avaient empêché de profiter des chances qui lui avaient été

offertes et il considérait  ce geste  important pour  son équilibre

personnel.   Il se  croyait défavorisé  en ce  domaine d`expériences

amoureuses concrètes, à  cet âge  relativement avancé,  pensait‑il!

Ainsi, il débuta son apprentissage « pratique » sexuel et ce n`est que

de retour à Montréal  qu`il commença  à s`exprimer  sexuellement; à

vivre sa sexualité  après une  autre brève  expérience relativement

 

heureuse à Birmingham avec une infirmière, mère de deux enfants que

son mari  avait laissé  suite  à  une  dépression dont  elle  était

partiellement rétablie, remise.                            

 

Au cours de nombreuses soirées, Jacques se retrouvait à chanter avec

des étudiants particulièrement des airs irlandais. Pour lui témoigner

leurs amitiés,  ils  ajoutaient  « Allouette,  … »  au  répertoire.

Jacques ne se souvenait  pas d`avoir chanté  au Québec.   Aimant la

danse, il s`était familiariser avec les danses  populaires dans les

immenses salles de danse des diverses grandes villes.       

 

Il connut  plusieurs russes,  un  très  sociable et  accessible  de

Leningrad qui étudiait la recherche opérationnelle et  il ne revint

pas après Pâques.  Jacques  crut qu`il  s`approchait, s`intéressait

trop aux méthodes  occidentales à  cette époque  d`un point  de vue

russe.   Un autre  fut rapatrié  in extremis  avait‑il appris!   Ils

semblaient se surveiller mutuellement.   Un confrère de classe russe

s`intéressait particulièrement à des dictionnaires, des manuels, …

Celui‑ci lui rappelait  les québécois  costauds, résidents  de pays

nordiques d`expression directe et souvent franche. Le premier russe

mentionné séjourna  ultérieurement  aux Etats‑Unis  et  à  Montréal

durant la période  de détente  URSS‑EU.  Au  cours de  cette année,

Jacques aurait aussi  aimé  se  rendre en  Russie  car des  voyages

étaient organisés par train à des prix abordables cependant il avait

choisi d`autres directions, itinéraires de voyage et il se consacra

à la préparation des examens tenus à cette époque.     

 

En compagnie de sept  confrères de  l`Université de  Birmingham, il

navigua durant une  semaine  en  yatch, en  voilier  sur  la mer  à

proximité des côtes  anglaises.   Jacques n`était  pas le  meilleur

marin ou navigateur du groupe. Il se souvenait des heures passées à

aider à la navigation, à la pêche, à la lecture  ou simplement à la

détente après cette  longue année  académique.  Son  compatriote se

brisa une  jambe « grâce »  à  la  maladresse,  à la  gaucherie  bien

reconnue d`un des membres de  l`équipage; grandeur et  dextérité ne

vont pas toujours  de  pair néanmoins  un  accident était  toujours

possible et vite arrivé! Quelle  merveilleuse semaine!  Le soir, le

bateau était ancré aux deux extrémités et le matin ils retournaient

au large après avoir  magasiné dans  les petits  villages côtiers;

Jacques avait  conservé  quelques  cartes postales  achetées  à  ce

moment.   Ils  eurent même  le  loisir  d`observer des  baleines  en

groupe.   Jacques  se permit  de  nager  près  des  côtes et  il  se

souvenait d`avoir dégusté le fruit de sa pêche apprêté par un copain

indou avec de l`oignon et du cari, c`était un  vrai régal tant ils

étaient affamés.   Une  année  d`études et  de  laboratoires  avait

favorisé des liens amicaux étroits.                             

 

Jacques aurait probablement dû demander de poursuivre ses études de

 

doctorat à Londres afin de bénéficier pleinement de sa bourse.  Ces

liens affectifs et amoureux avec son amie de  Montréal lui pesaient

lourds, elle lui avait même suggéré de l`attendre  pour visiter les

autres pays d`Europe.                   

 

Rétroactivement, il  constata  que  les  diplômés  de  l`Université

McGill, fort sympathiques, avaient  profité en grand  nombre; sept

sur neuf. Seulement, deux de  l`Université de Montréal!  Ces appuis

financiers du Québec contribuaient à seconder  des jeunes québécois

de tout milieu à se préparer à jouer un rôle plus important dans la

société en complétant leur formation en milieux internationaux et en

développant pleinement leurs potentiels intellectuels. Le programme

de bourses Athlone  dont plusieurs  québécois avaient  bénéficié et

parmi lesquels un  certain  nombre  occupaient des  positions‑clés,

devait éventuellement être abandonné et réinstitué.  Alors, Jacques

déplorait que celui  du Commonwealth,  qui  fut aboli,  ne fut  pas

également rétabli.   Ce dernier  programme un  des plus  complets et

généreux de  bourses  permettait   aux  québécois  aux  compétences

académiques supérieures de se perfectionner  professionnellement au

niveau international  notamment  dans  le  Commonwealth,  des  pays

essentiellement anglophones répartis  aux  quatre  coins du  globe.

L`évaluation de ce  programme  par le  Conseil  des universités  et

Collèges du Canada et l`association des universités du Commonwealth

dont   les   résultats    furent,   peut‑on   croire,   insuffisants

probablement en raison des  positions sociales  des récipiendaires

peu nombreux relativement à ceux de la bourse  Athlone.  Jacques ne

prit jamais  connaissance  de ces  résultats.   Ces  récipiendaires

brillaient   probablement   discrètement   dans  leurs   champs   de

spécialisation   surtout  dans   les   secteurs  de   l`enseignement

universitaire et de la recherche. Jacques, francophobe profitait de

cette opportunité.    Le  Royaume‑Uni   était  un   des  principaux

investisseurs au Québec  et  ce pays  représentait une  alternative

anglophone intéressante  aux Etats‑Unis  et  un  autre accès  à  la

Communauté européenne en  sus de  la France.   Dans le  domaine des

affaires mieux valait  s`aménager plusieurs  entrées plutôt  qu`une

seule. Et  que dire  des nombreux pays  du Commonwealth,  une vraie

communauté internationale! Il était souhaitable que le gouvernement

québécois essaya  et  développa   un  pendant,  un  programme  plus

important et  prioritaire  dans  le monde  de  la  francophonie  et

éventuellement avec les pays latins, pensait‑il!       

 

Après avoir remis sa thèse de maîtrise à la fin de l`été suite à de

multiples visites  à  une   entreprise  de  fabrication  de  pièces

automobiles où il se fit  offrir un emploi  par le gérant  et qu`il

refusa. Ce  gérant se plaignait gentillement  d`aider des québécois

et des canadiens et  de ne  pas les revoir  par la  suite.  Jacques

comprenait et sympathisait aux problèmes économiques  et sociaux de

la Grande Bretagne, problèmes hiérents ou  imputables, entre autres

 

raisons, à la vétucité de nombreuses installations industrielles et

commerciales relativement au  Japon,  à l`Allemagne  et au  Québec.

Après quoi,  il  s`envola  pour Paris.   Son  itinéraire  européen,

préalablement défini, lui  offrait  la flexibilité  de choisir  les

jours de départ de Paris en train, de Berlin en avion, de Munich en

train, de Rome en avion, de Madrid en avion et finalement de Paris à

Montréal en avion.   La  contrainte était  une  rencontre prévue  à

Madrid entre Felipe Nunez, sa  fiancée et le père  américain Smith.

Disposant d`un budget  limité,  il séjournait  dans des  résidences

d`étudiants, le plus souvent.                 

 

Il fut stigmatisé par la résonnance des bottes  communistes dans le

train Paris‑Berlin.   Les regards des passagers  tendus témoignaient

du climat  sévère  derrière  le   rideau  de  fer.   Les  passagers

recherchaient et  sollicitaient   des  échanges  d`objets  simples;

gommes, souliers, et cigarettes surtout américaines. Il a tellement

à dire au sujet d`un tel voyage!  Après avoir visité Londres, Paris

lui parut également  immense mais  moins massif,  plus élégant  que

Londres même  si  toute  comparaison était  difficile  à  établir  et

s`avérait fréquemment subjective.                  

 

La visite du mur de Berlin et d`un important monument historique du

côté communiste le fit réfléchir quant à  l`importance, la rigidité

et l`imperméabilité  du régime  communiste.   Le  climat de  guerre

froide se lisait sur ces murs, ces monuments et spécialement sur ces

visages. Les deux  églises à Berlin, dont  l`une ancienne quasiment

démolie et  l`autre  nouvelle  et moderne  se  voulaient  un  autre

témoignage d`un ancien conflit mondial.  Malgré,  tout ces symboles

et ses souvenirs marquants, d`autres conflits même mondiaux étaient

toujours probables et inévitables car inhérents à la nature humaine

affublée de nombreux tares et  carences.  La paix et  la perfection

étaient difficilement  accessibles  en  raison  de  nos  potentiels

intellectuels limités, de nos instincts vindicatifs, de nos faibles

niveaux de connaissance  des réalités  et des  phénomènes naturels.

Fréquemment, l`humain corrigeait un  problème même  partiellement et

constatait plus tard que des effets pervers avaient résultés de ces

actions ou des mesures prises. Jacques réalisa que l`être humain ne

peut qu`aspirer  à  la  perfection,  à  la  qualité  totale  (terme

populaire aujourd`hui), à l`optimisation des résultats compte tenu de

toutes les  composantes  d`une  situation qu`à  la  mesure  de  ses

habilités, de ses capacités dans le plus optimiste des mondes ou des

scénarios. Connaître et accepter nos limites marquaient le début de

la sagesse humaine à son  humble avis.   A Munich, le  climat était

plus détendu et particulièrement à la « maison de la bière ».  Il fut

impressionné par  l`aspect  fonctionnelle et  simple  des  édifices

publics que l`on retrouvera de  plus en  plus à Montréal,  dans les

années                                                          qui

 

suivront.                                                                                              

 

En Italie, à Venise, il occupa une antique et confortable « suite » à

un faible prix car  la saison touristique  était fort  avancée.  La

place Saint‑Marc se  révéla  toujours survolée  par  des volées  de

pigeons tous aussi affamés les uns  que les autres.  A  Rome où les

visiteurs étaient les plus sollicités,  à son avis, il  lui fallait

surveiller étroitement  ses achats  et  son  portefeuille.  Que  de

places, de châteaux, de fontaines à visiter en Italie et que dire du

Collisé et des ruines du mur  de Rome.  A Florence,  le fameux pont

supportant des habitations qui  y étaient intégrés  l`avait séduits

ainsi   que   les   basiliques   de  couleurs   pâles   et   variées

photographiées. En Espagne, il  acheta quelques souvenirs à Tolède,

s`émerveilla de la beauté de Madrid avec ses parcs, ses places, son

musée El Prado  où il  prit quelques  photos de  peintures célèbres

feignant ne pas savoir que c`était défendu et  il visita l`Oratoire

construite   dans   le  roc   de   la   montagne  à   proximité   de

Madrid.                                                        

 

A son retour  d`Europe,  il   devait  apprécier  notre  système  de

transport par  métro comparativement  à  celui  des grandes  villes

visitées; celui de Montréal étant des plus propres et sécuritaires.

 

De retour à Montréal, il loua une chambre annoncée à l`aéroport. Il

retrouva son amie dans son milieu familial.  Pour diverses raisons,

il ne put renouer avec son amie qui gentillement l`accueillit. Ils

n`étaient pas sur la même longueur d`ondes dit simplement en termes

de génie électronique; Jacques  était sans  le sous,  sans travail,

cambreur avec de nouveaux arrivants français, japonais, et autres

et peu expérimenté en amour.   Il revit  aussi un copain  associé à

cette famille qui devait devenir sous‑ministre à  Québec.  Après un

an à l`extérieur et la tenue de l`exposition universelle à Montréal,

le Québec n`était plus le même que celui qu`il avait connu avant son

départ. Il eut  quand même quelques jours  pour visiter furtivement

les pavillons  de  l`Expo  et observa,  crut‑il,  l`ancien  premier

ministre Lesage, sur le site, moins entouré et sollicité auparavant;

seul.                               

 

Même si  Jacques  considérait  une   voiture  comme  un  des  pires

investissements, placements  malgré  la  nécessité  d`un  moyen  de

transport, il s`était acheté  une rutilante  Parisienne décapotable

rouge car c`était le printemps et il lui aurait fallu attendre deux

mois afin d`obtenir une voiture de couleur vert foncé. Il réalisait

que cette  voiture  sport  représentait  une  récompense  pour  les

nombreuses années d`étude, d`efforts et d`attente. Par la suite, il

devait conserver ses voitures pour des périodes de dix ans environ.

 

Au volant  de  cette  puissante voiture,  parfois  seul  abord,  il

 

poussait son  bolide à  de  grandes  vitesses, par  exemple,  entre

Montréal et Québec où il avait établi ses performances personnelles.

A ces vitesses,  peu de  conducteurs  le  dépassaient et  s`ils  le

faisaient, il les retrouvait souvent dans le décor particulièrement

lorsque le pavé  était humide.   En  se rendant  à Rimouski,  passé

Québec, il avait coursé avec une Mustang. Sur un parcours droit, il

gagnait en vitesse sur la Mustang  et dans les courbes,  il perdait

son avance  en raison  de  la  plus  faible manoeuvrabilité  de  sa

voiture. Plus  tard, il fit  part de  ses expériences à  son garçon

tout en le dissuadant de l`imiter en ce domaine. Un accident mineur

l`avait rendu prudent. Sa voiture avait légèrement dérapé dans les

conditions pluvieuses à un  kiosque de perception  sur l`autoroute.

Il réalisa qu`un accident était vite et facilement  arrivé et qu`il

valait mieux  respecter  les  limites  de  vitesse  et  étudier  le

comportement des conducteurs à l`avant,  à droite, à l`arrière  et à

gauche de son véhicule.                  

 

Son   premier  placement   de  mille   dollars  à   la  bourse   par

l`intermédiaire d`un courtier renommé s`avéra en moins  de six mois

une perte complète dans le domaine minier de l`Ouest canadien.   

 

 






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